Je n'aime que toi
- Cyntia Dubé
- 26 avr. 2021
- 2 min de lecture
Je me disais qu’un jour peut-être je n’aurais plus besoin de toi
Que des foutaises…
Parce qu’autant j’aime te haïr
Quand je suis seule avec moi-même, je continue de te caresser du bout de l’âme
Je ne devrais pas, je le sais
Tu es malsaine à souhait
À excès
Mais tu es la seule à contaminer tout ce que je suis, à ne rien épargner
À me fracasser, chaque particule de mon cœur et de ma tête
À contaminer toutes les couches de mon épiderme
Tu es mon poison et ma drogue pour avancer
J’ai trop peur que tu me quittes
Je te nourris de cris et abnégation
Je t’abreuve de larme et de sang
Tu viens avec la vie, comme une évidence comme la mort est une fatalité
Tu marches dans les destins de tout ce qui est
Je pourrais me cacher derrière cette excuse, nier ma dépendance
Mais je te prends comme une amante, je te chéris comme une bouée
Je t’attache à moi quand je sens que tu es prête à me quitter
Je crains que tu t’arraches à moi, de perdre pied de perdre le nord
Je préfère te caresser constamment que de perdre le contrôle que tu me donnes
Je préfère viser le bas
Je connais le bas, le tréfonds la fin
Mais je sais qu’à trop te laisser de place tu coupes le ressort de ma résilience
Je sais que je te laisse couper les connexions entre mes organes et mon cœur
Isoler avec toi comme extase, je peux régner
Je ne peux exister si tu n’y es pas
Je le sais, je devrais pouvoir vivre sans toi dans chacun des recoins de mon monde et de mon cœur
Dans ton absence je sens cet infini, je le crains
Plus que les ravages que tu peux me faire, plus que les cicatrices dont tu peuples et infectes ce qui me reste
Mais si ce à quoi j’aspire ce n’est pas la lumière, ne puis je t’offrir tout mon ciel
Je n’aspire pas à l’absence de noir, je ne désire pas la paix
Je veux m’éparpiller dans toutes tes couleurs, me faire et me défaire
J’accepte toute l’ampleur de tes facettes et des pièces de mon être que tu pulvérises
Je suis moi quand tu es là, entière, et en mille miettes
Un miroir éclaté continue de refléter
Si je ne peux être sevré de toi, je te veux dans mon quotidien
Pas juste comme un rappel de mon instinct animal
Je te veux ou pas du tout
Ici il n’y aura pas de gris, je veux t’aimer et détester
Mais et parce que ... quand tu es là, je sais que j’existe
Quand tu es là, je ne peux disparaitre
J’attends de voir toutes tes nuances comme ta grandeur
Je veux te conquérir et te courtiser
Je veux que tu finisses ce que tu as commencé
Et quand je regarde le temps qui s’écoule je te vois qui t’éloigne
À coup d’autoflagellation, d'automutilation de l’esprit où je contorsionne mes rêves comme mes cauchemars ...
Reste avec moi encore un peu
Oh douce souffrance !
Oh inévitable souffrance !
Caresse-moi encore de brulure, de déchirures
Répands-toi dans tout ce que je suis encore un peu
Perds-toi dans mon sang
Je n’aime pas ressentir
Sauf toi
Je n’aime que souffrir






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